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Regard des autres, quand tu me tiens !

Dans les magazines, je lis qu’il faut n’en faire qu’à ma tête, me libérer du regard des autres… Ils vont me dire de le faire, comme si c’était possible, juste en le décidant : “ Arrêtez de vous inquiéter du regard des autres, prenez les choses à la légère, soyez libre, … ” Tous ces conseils sont juste trop légers !

Mais comment je vais réussir à faire ça ?

– Est-ce que c’est possible si c’est depuis toujours que j’ai emmagasiné une image de moi pourrie ?

– Comment je vais m’en libérer ?

Si ces pensées m’effleurent, m’habitent : “ que va-t-il penser ? de quoi j’ai l’air ? est-ce que je suis assez bien ? … ” C’est qu’au fond, je crois à toutes les petites phrases piquantes qui m’ont été dites de la part de mes parents, peut-être, de personnes qui se sont occupées de moi enfant. Cela peut être aussi certains regards, certains soupirs ou des interjections lourds de sens. Je continue à croire à ce qui m’a été dit et à vouloir prouver que je ne suis pas comme ça.

Et je suis donc en train d’imaginer que les autres pourraient dire comme ce que j’ai entendu petite :

“ Tu m’embêtes avec tes questions. ”

“ Tu as vu comment tu es coiffée ? ”

“ Regarde, tu vas grossir ! ”

“ Tu es une peste ! ”

“ Tu m’énerves. ”

“ Pfff, tu ne sais vraiment pas comment t’habiller. ”

“ Qui voudra d’une fille comme toi ? Tu ne sais même pas te tenir. ”

Alors, voilà, j’ai quelque chose à vous dire, de très important, pour être enfin capable d’être en relation bonne et durable avec un homme. Il s’agit d’un travail en profondeur, de longue haleine, qui prend plusieurs mois, voire plusieurs années. Mais il faut quand même un jour démarrer ce travail : guérir de la peur du regard des autres, de la dépendance du regard des autres. Nous sommes à un moment donné de notre vie prisonnières, dépendantes du regard des autres.

Un homme me regarde, et tout de suite, je me mets en dépendance, le petit vélo commence à tourner dans ma tête : “ Qu’est-ce qu’il va penser de moi, si… ?

Ou si je suis avec un homme qui a les cheveux long, je vais avoir ces pensées : “ Qu’est-ce que les gens vont penser de moi ? ”

Ou alors, si je suis avec un homme qui s’habille de façon décalée par rapport à mon milieu, même chose, je suis matraquée par cette petite voix :  “ Qu’est-ce que mes amis vont penser de moi ?

Donc, quand ça se déclenche : je sonne l’alarme ! Je suis dans cet état de dépendance du regard des autres.

  1. La première étape est déjà celle de prendre conscience : “ Ça m’arrive à moi aussi, je ne suis pas encore guérie de ça ”. Et par là même, je vais réaliser à quel point cela fait écran dans ma relation et l’empoisonne.
  2. Deuxième étape : je me détermine à sortir de cette prison. Je veux être libre, je veux avoir un juste regard sur moi. Je veux projeter sur mes proches, dont mon amoureux, l’homme de ma vie, quelque chose de juste, et non ce truc déformé que je peux porter comme une grosse casserole.
  3. Troisième étape : je fais un petit pas.

En voici un : je vais faire la liste de mes qualités. Pour certaines, ça sera 5 qualités, pour d’autres 10 qualités, pour d’autres 200 qualités !

Quoi ? qui a 200 qualités ? ” toi ! et moi ! chacune d’entre nous ! 200 qualités au moins !

A quoi va servir cette petite liste ? Elle va commencer à dépolluer cette image tordue de moi. Plus j’ai conscience de mes qualités, plus mon image va se reformer, devenir plus juste.

Je ne vais plus dire “ Je suis bête ”, alors que j’ai fait des études, que je joue de la musique, que je sais utiliser un ordinateur, que je sais acheter un bien toute seule, que je parle plusieurs langues… Si j’écris cette liste, cela va commencer à enlever les poids lourds que j’ai accumulé dans mon enfance.

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De 0 à 5 ans, j’ai entendu des tas de phrases, plus ou moins fortes, qui ont été pour moi du poison.

C’est injuste, mais nous ne sommes pas sur le même pied d’égalité devant les jugements de valeur de quelqu’un. Parfois, j’ai pu les oublier aussi vite que je les ai entendus ; parfois, cela m’est resté sur le cœur et je m’en souviens encore aujourd’hui. Tout dépend du degré de dépendance que j’ai avec la personne. Ça peut être d’abord maman, ensuite papa, ma grand-mère, ma nounou, une maîtresse, etc. Quelles sont les personnes qui se sont occupé de moi, depuis ma naissance, jusque mes 5 ans, et qui ont eu ces mots :

Oh là là, elle est vraiment bête. ”

“ Elle est trop chiante. ”

“ T’es pas gentille ! ”

Toutes ces phrases-là sont à balayer. Mais elles sont imprimées dans mon esprit, c’est du costaud. Donc, une petite démarche, toute simple, pour restaurer chacune, c’est cette liste de qualités.

Je dis que pour certaines ça sera 5 qualités, ou 10 ou 200 pour d’autres, ça n’est pas égalitaire, c’est vrai !

Mais quand on n’a jamais fait de développement personnel, quand on n’a jamais travaillé ce genre de chose, il y a une petite voix qui va dire :

Pfff, ça sert à rien !

Pour certaines d’entre nous, écrire 5 qualités, alors que c’est rien du tout, ça être énorme. Prendre un stylo, un bout de papier et écrire 5 qualités, ça va être un grand chalenge.

Cette petite voix est très puissante. C’est presque un combat que nous avons à livrer contre elle. Lever son pied pour avancer peut sembler impossible parce qu’elle est là. Elle risque de démonter toute cette démarche.

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Allez ! Achetez un petit carnet. Choisissez un endroit et une heure précise pour commencer cet exercice.

Si vous êtes habituée au travail de développement personnel, prenez le temps d’écrire 200 qualités.

Je l’ai fait avec une copine. C’était un moment délicieux. On a pu lire ensemble nos qualités. On a eu des fous rires, des joies. Nous avons pu sentir combien ça changeait quelque chose en nous, de l’image que nous avions de nous-mêmes.

Et je me souviens que cette amie, qui vient d’un milieu très modeste, qui a dû lutter dans la vie pour s’en sortir financièrement, qui a dit à un moment : “ C’est vrai, maintenant, je suis devenue riche ! ” Elle a pris conscience qu’elle avait eu cette qualité d’avoir eu de l’ambition, alors que dans sa famille d’autres ne l’avaient pas fait.

Alors, vous savez vous servir d’un ordinateur ? il y a des tonnes de gens qui ne savent pas.

Vous savez conduire une voiture ? Vous savez sourire ? Vous êtes agréable à vivre ? C’est une de vos qualités !

Ne soyez pas dans une exigence d’être la meilleure. Ce n’est pas une compétition. C’est juste lister vos qualités.

Mettez des qualités toutes simples : j’ai des cheveux brillants, j’ai les mains douces, j’ai une belle voix, je chante dans une chorale… Tout ça, c’est à votre avantage !

Qualité, expérience, potentiel, compétence, capacité, … tout ce qui vous vient !

 

Partagez avec nous dans les commentaires ce que vous avez éprouvé après avoir fait cet exercice.

A vos crayons !

 

Photos : cosmopolitan.fr

Randen Pederson

Fredrik Rubensson

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3 Comments

  1. Bonjour,

    Je fais aussi partie de Blogueur Pro et je viens de voir votre message dans le coaching de janvier 2017, ce qu’y m’a poussée a aller faire un tour sur votre site car j’adore son titre ! 😉

    J’ai aussi une question, j’aime beaucoup cet article sur le regard des autres et j’apprécierai de pouvoir le partager sur ma page Face Book Pro « Aim Coaching » mais je ne vois pas le lien pour liker et partager….

    Merci les filles et bonne continuation, votre blog est top !

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