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La petite fille intérieure

« L’enfant intérieur… Cette expression est très à la mode dans tous les milieux psy, thérapeutiques, développement personnel, bien être etc… Mais qu’est ce que ça signifie au juste pour une femme de 20 ans, 30 ans, 40 ans ou plus?

En tant que femme et en tant que thérapeute, je suis confrontée à cette « expression » souvent. Enfant intérieur, petite fille intérieure…

Alors je me pose, écoute et creuse.

Qui réagit quand je suis face à « mon » homme et que j’explose? Quand je cherche à la contrôler, à lui imposer, quand je n’ose pas? Qui a peur? Qui manque de sécurité et d’autonomie affective? C’est moi, celle qui a plus de quarante années de vie derrière elle, qui a travaillé sur elle et étudié depuis vingt années déjà, qui accompagne les autres femmes maintenant? Ou bien la petite fille qui a grandi comme elle a pu, avec un père absent et une béance affective suivie d’une quête absolue et d’une demande quasi impossible pour mes petits copains de l’époque, puis mon mari, d’un amour jamais satisfait jamais comblé, qui fausse et empêche, et ralentit toute relation adulte, entre deux sujets sensés être libres, et non pas entre des objets dépendants l’un de l’autre , tachant de se sauver mutuellement.

Alors ma chère petite, dis moi, regarde, je me pose avec toi, je pose une main sur mon coeur l’autre sur mon ventre et vais tâcher de t’écouter avec une infinie tendresse et une patience qui va prendre son temps.

De quoi as tu peur, de quoi as tu manqué et quels sont tes besoins?

Moi en tant que femme adulte aujourd’hui je vais tacher d’y répondre. Je vais t’épouser intérieurement ma petite fille et grande jeune fille maintenant, devenue adolescente aussi. Je ne vais pas me moquer de toi, ou te condamner, t’ engueuler, te juger, te dire que tu es nulle, mais je vais t’accueillir toute entière et tout assumer. Je vais t’accueillir toi avant tout le reste,avant tous les autres, comme si tu étais ma petite fille chérie, ou ma meilleure amie. Moi qui suis toujours très bonne pour aider, conseiller et écouter les autres, je vais te faire passer en priorité.

Parce que je le sais pour l’avoir déjà un peu pratiqué et parce que je le sens fort au fond moi: plus je serai authentiquement gentille, délicate, bienveillant et souple avec moi même, plus je serai large avec les autres, dans l’accueil et l’ouverture du neuf, de la rencontre et du mouvement qui se danse dans la relation.

Alors concrètement comment ça se passe?

Quand j’ai envie de bondir, de rugir, ou de pleurer face à l’autre? Je m’arrête , je recule, je break et appuie sur pause, je ne réagis pas, je m’éloigne et fais silence pour ne pas faire de la « bouillie relationnelle » ou être en mode « femen vénère », et je vais faire quelques chose qui me rassure, me contient, m’apaise ou me fais me déplacer légèrement. Je fais un pas de côté, j’amène du soin ou du sourire. J’ouvre plus grand et haut la suite.

J’écoute et j’entends les besoins, quand ma petite fille en moi se plaint et abîme la relation adulte, quand l’adulte que je suis ne prend pas sa responsabilité et se pense victime des autres, de la vie et de l’autre, ou carrément de tous les hommes du monde. Je suis à 90%responsable de ce qui se joue dans la relation, et je peux à tout moment choisir d’ouvrir ou de fermer, de dire oui ou non, de choisir l’alliance ou la guerre, en moi et avec l’autre.

Alors de quoi a besoin la petite fille et l’adolescente blessée en moi pour apprendre à aimer mon homme ou pour oser la rencontre sans tout saboter?

Avant tout, elle a besoin de chaleur et de contenant: tout ce qui va m’apporter du chaud est bon. Très concrètement dans ma maison déjà, des plaids, des coussins et pourquoi pas des peluches? Puis mon corps aussi, des vêtements doux et chauds des chaussettes chaudes, des gants, de bonnets, se donner de la chaleur quand dehors il fait froid. Un beau et bon manteau qui me recouvre toute entière parfois fait du bien, et puis des châles qui m’enveloppent. Une bouillotte de temps en temps, des tisanes et des gratins de légumes colorés et chauds. Du feu, faire du feu si je peux. M’allonger au sol, me déposer de tout mon corps physiquement et sentir tous mes appuis: la terre est chaude et peut réchauffer mon corps et mon coeur si je n’ai pas eu le choix petite, de « congeler » certains endroits, pour me protéger.

Et puis nourrir tout ce qui est vivant, tout ce qui me rend vivante et m’apporte de la vitalité, de la vie et de la créativité. Tous ces moments où je me sens libre: quand je danse, quand je cours, quand je ris avec mes copines, quand je cuisine comme une artiste, quand je me fais belle et m’offre un vêtement audacieux, différent, qui change l’image que j’ai de moi. Quand je mets des sous vêtements de couleur aussi, rouge, rose, bref je vais aller actualiser tout le bon, le plaisir et le coloré. La vie quoi!

Après la sécurité affective, le chaud, la nourriture dedans: la vie.

Et je vais m’adresser à moi même aussi, je ne vais pas hésiter à mettre en scène toutes ses parties en moi: l’enfant, l’ado, la femme, le tyran, la sensuelle, la mère, la contrôlante, tous ces archétypes en moi, je vais leur laisser de la place pour les écouter, les danser peut être, les dessiner, et puis les rassurer surtout après: car derrière la plainte de la petite fille ou la peur du tyran en moi, il y a un besoin: celui d’être consolée et rassurée, pour mieux aimer, femme, adulte, libre et consciente de ce qui se joue dans la relation.

Ce n’est pas l’adulte qui se connait et fonctionne bien quand je suis dans la violence, la peur ou le chagrin, c’est l’enfant blessé, et c’est toujours une occasion d’écouter, de regarder et de soigner, pour grandir encore et encore en amour de soi et en accueil de l’autre.

Et si j’ai un rendez vous amoureux, je peux me répéter dans le fond de mon coeur, je t’aime inconditionnellement, tu es plein, parfaite comme cela, unique, tu n’as besoin de rien pour être et aimer, tout est là dedans. Et j’ai reçu et accumulé déjà beaucoup d’amour et de marques de gratitudes et de bénédictions, si je regarde un peu plus et écoute davantage. L’autre est un cadeau et c’est déjà beaucoup. Ces petites « prières mantras » pour ne pas arriver avec une attente démesurée et une « dalle » affective immense qui ne va créer que malentendus et frustrations.

Beau voyage, il suffit juste de pratiquer… »

Sophie GALITZINE

Artiste-thérapeute, danseuse et masseuse

 

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