Ce que tu dois savoir pour être confiante

“Si nous voulons être libres, une seule voie s’offre à nous :

nous devons nous émanciper de l’intérieur.”

Colette Dowling, Le complexe de Cendrillon

Contrôle et dépendance

Au début de ma vie adulte, je ne partageais à personne ce qui se passait pour moi intérieurement. Et j’étais très forte pour donner des conseils, des explications, des hypothèses sur tout et à tout le monde :

j’étais en train de contrôler.

J’ai appris depuis que c’était un symptôme de la dépendance affective, que j’étais en difficulté pour faire confiance.

Peut-être par peur d’être contrôlée. Peut-être par déni de mon trouble émotionnel.

« Amour et dépendance ne sont pas compatibles. »

Aliette de Panafieu

J’allais mal mais je ne voulais pas le voir

J’ai fait une dépression masquée pendant de plusieurs années et elle aurait pu continuer longtemps sans que je m’en aperçoive. Je parlais trop. J’avais un débit de parole tellement rapide que cela sautait aux yeux que j’allais mal.

Mais quand on souffre de dépendance affective, on est en difficulté pour le reconnaître.

Si quelqu’un osait me souffler que peut-être je n’allais pas très bien, vite je me crispais, je me sentais mal, je ne savais pas de quoi il/elle parlait. Je trouvais que ça n’était pas respectueux et, en plus, il/elle ne m’aimait pas.

Je fuyais ces gens et je finissais par sortir uniquement avec des personnes qui allaient plus mal que moi, pour pouvoir les sauver.

Je faisais du sur place

Je n’étais pas la seule, on était nombreuses en effet. Je pense à mes copines qui, comme moi, étaient dans le déni, anesthésiées, incapables de sentir vraiment ce que se passait pour elles. J’avais beau faire une thérapie, je faisais du sur place.

J’avais un débit de parole très rapide, la thérapeute devait être un peu trop gentille avec moi, elle ne m’a jamais fait sentir que ça n’était pas normal d’être dans cette incapacité à écouter et à faire silence.

La dépendance affective n’est pas un trouble facile à guérir

Elle diminue, mais elle ne se guérit pas vraiment.

Aujourd’hui, quand j’accompagne une femme qui est dans le contrôle, je fais le même constat. Je la vois tellement dans la peur d’être contrôlée qu’elle reste dans le contrôle.

La dépendance affective ce n’est pas un trouble facile à guérir.

Il faut vraiment se donner la priorité.

Se déterminer à changer.

Se dire que peu importe le temps qu’il faudra pour faire baisser son niveau de dépendance, parce qu’à l’échelle d’une vie, le calcul est vite fait !

Chaque jour où je remets au lendemain est un jour de moins pour devenir la femme de ma vie.

Je décide de changer

Je vais être honnête vis-à-vis de moi-même. Je vais arrêter de me raconter des histoires pour justifier mes mauvais choix ou mon mal-être.

Je vais aller regarder d’où je viens, connaître mon histoire, ce qui s’est passé pour moi pendant mon enfance.

Je vais arrêter de vouloir sauver les victimes qui passeront sur ma route.

Quelques pistes pour avancer

  • Commencer par m’intéresser au sujet. Je vais lire un ouvrage là-dessus et voir si je me reconnais. Premier grand pas : accepter que je sois concernée et sortir du déni. Faire le deuil de l’image lisse que je fais de moi-même. Je ne suis pas qui je pense être avec moi-même et avec les autres.

> Ces femmes qui aiment trop, de Robin Norwood
> Le complexe de Cendrillon, de Colette Dowling
> Guérir de la dépendance affective, de Sylvie Tenenbaum

  • J’écoute la conférence d’Aliette de Panafieu, Aimer, verbe intransitif
  • Ensuite, je décide d’arrêter de contrôler les autres. Je fais l’expérience de m’abstenir de donner des conseils aux personnes autour de moi. Je peux commencer par le décider pour une semaine, un mois, six mois. Et je regarde ce qui se passe pour moi, quand je m’abstiens : est-ce de l’impatience que je ressens, ou la peur d’être mal considérée, rejetée, l’impuissance face à l’autre qui échoue, qui se sent mal ?
  • Je me donne enfin la priorité et par exemple, je décide de dire non à toute sollicitation qui tomberait pile au moment où je commence à lire mon livre pour prendre en charge mon besoin de nourrir mon intelligence.
  • Je stoppe la petite voix qui me fait culpabiliser à chaque fois que je me mets à travailler sur moi : “Ah, tu deviens égoïste, quand est-ce que tu vas plutôt appeler ta sœur qui a vraiment besoin de toi ?” « Ça sert à rien »
  • J’apprends l’écoute active et je l’utilise dans mes relations pour être en attachement avec ma famille d’origine et mes amis, mes collègues…) : Ah, oui  ! J’entends bien ça… Ça doit être douloureux pour toi… Je vois… Pour aller plus loin, je me forme.
  • Je fais de l’attachement. Je prends soin d’un/d’une proche en ayant une attention pour lui. Je choisir de faire chaque semaine « une surprise d’amour » à quelqu’un. Chaque fois que je m’intéresse sincèrement à l’autre, que je fais une demande pour me faire aider, sans manipulations, ni attentes, ce lien me donne plus de sécurité profonde. Cela m’aidera à faire davantage confiance et à moins contrôler.
  • Je vais côtoyer des personnes qui sont respectueuses et qui sont un modèle pour moi. La connexion avec ces personnes va m’aider à changer et à devenir comme elles. Je vais sentir que je peux être aimée, appréciée gratuitement et je n’ai pas besoin « d’aider » pour recevoir de l’amour et de l’attention.

Allez, en route, Simone !

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