Cinq minutes pour devenir une femme irrésistible 1/3

Ma vie d’avant

J’avais moins de 30 ans

J’étudiais en 4e année de doctorat en sciences du langage et cela me stressait beaucoup.

J’avais des questions existentielles

Que dois-je faire ?

À qui pourrais-je me confier ?

Pourquoi personne ne valorise mon parcours ni mes qualités ?

Qui suis-je vraiment ?

 

Je ne savais ni ce que je voulais, ni quel choix je pouvais faire sans prendre le risque de me faire mal. J’avais peur de tenter d’autres modèles, totalement étrangers à ce que j’avais vu dans ma famille d’origine.

J’habitais boulevard Saint-Germain à Paris, là où l’on est trop riche ou trop pauvre, où l’on vit dans 200 m² ou dans une chambre de bonne, comme moi.

Je gardais deux enfants après l’école pour pouvoir payer mes études. Je vivais comme si je n’étais pas encore adulte, je sortais le week-end en soirée chez des amis.

Souvent j’avais un babysitting. J’aurai pu négocier cela, mais je ne savais pas dire non.

Était-ce à cause de ma famille d’origine ?

En fait, je n’étais pas dans mon axe et je ne savais pas que cela existait, “mon axe”.

Pour moi tous ces efforts étaient nécessaires et ils étaient incontournables.

C’était le lot des toutes les personnes qui n’ont pas de parents riches.

J’ai compris plus tard, en côtoyant une amie dont les parents étaient riches, que cela n’avait rien à voir, que des personnes d’origine aisée pouvaient aussi déployer autant d’efforts et de sacrifices que moi, habiter dans une chambre de bonne et faire des métiers et des études qui ne leur convenaient pas à 100%.

Je ne savais pas ce que je voulais faire après mes études et j’ignorais si ces études me convenaient vraiment.

Je ne voulais pas rentrer au Brésil et j’étais là, à vivre une vie qui n’était pas vraiment celle que j’aurais rêvée.

Survivre ou vivre ?

Je survivais comme si j’étais prisonnière de quelque chose que je n’arrivais pas à nommer.

J’étais intelligente, mais je n’utilisais pas assez mon intelligence émotionnelle.

Je disais “oui” alors que je voulais dire “non”. Je me sur-adaptais très souvent, malgré mes connaissances en psychologie.

Parfois, j’allais à l’église et, alors même que je souriais à toutes les connaissances que je rencontrais, à l’intérieur de moi, j’étais triste, j’avais envie de pleurer tout le temps.

Perdue, certainement

J’éprouvais un sentiment d’injustice. Pourquoi n’avais-je pas reçu un modèle qui aurait marché dès le départ ?

Je me disais : “À quoi bon ?”

Si j’osais regarder ailleurs, des pensées me traversaient l’esprit comme: “ça ne sert à rien”.

J’étais persuadée que le monde était partagé entre deux types de femmes, celles qui, étant d’une certaine origine privilégiée, pouvaient, et les autres, comme moi, qui ne pouvaient pas.

Je me trouvais différente. Je n’osais pas dire mes craintes véritables. J’avais honte de ne pas avoir fait le bon choix dès le début de mes études.

Je n’étais tout simplement pas dans mon axe

Je ne me donnais pas la permission d’amorcer les changements nécessaires pour vivre ma vie.

Je me sentais vraiment dans l’obligation de rendre compte de mes choix.

Lorsque j’avais ma famille d’origine au téléphone, ils avaient beau être gentils avec moi, j’éprouvais de la gêne en leur parlant de mes études.

Ce projet de recherche que j’avais ne me ressemblait plus. Il avait été construit avec mon cerveau gauche, dans l’idée qu’en prenant cette voie, je pourrais acquérir une stabilité financière, travailler en entreprise ou dans un laboratoire de recherche.

Mon choix d’études, pour ma famille

Mes quatre sœurs sont enseignantes. Mon père a toujours rêvé d’obtenir un diplôme d’études supérieures.

J’ai choisi mes études pour eux.

Il m’a fallu trois ans de thérapie “classique” pour le comprendre. Et j’ai encore eu besoin de plusieurs années ensuite pour dire “oui” à une vie qui serait vraiment la mienne.

 

Parfois, même si je vois que cela ne va pas, quelque chose en moi est tellement infantile, que j’aimerais être prise en charge dans mes choix, ne pas prendre la responsabilité des conséquences de mes choix.

C’est ce que décrit Colette Dowling sans son livre, Le complexe de Cendrillon.

Je ne me donnais pas la permission de vivre pour moi, je n’en avais pas conscience.

Je n’étais pas libre de vivre ma vie et de n’en faire qu’à ma tête, pour reprendre l’expression qu’utilise Aliette de Panafieu.

 

Aujourd’hui, je sais que développer mon intelligence émotionnelle est ce que je pouvais faire de mieux.

Et puis, évidemment, être dans mon axe.

 

S’il n’y avait qu’une phrase à retenir de cet article, retenez celle-ci

  • Ce que je pense,
  • ce que ressens,
  • ce que je dis,
  • ce que je fais (mes actions) :

 

>>> C’est la même chose.

 

Cela veut dire que je suis dans mon axe.

 

Mais alors, pourquoi n’arrivais-je pas à être dans mon axe ?

C’est ce que nous verrons dans notre prochain article…

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