Cinq minutes pour devenir une femme irrésistible 3/3

Comment être dans mon axe ?

 

Il fait beau, nous sommes en plein mois de mai.

Je sors d’une cave du 5e arrondissement, avec d’autres personnes qui comme moi, cherchaient à être mieux dans leur vie.

Il est midi. Et j’a1is l’impression que je ne sais plus où je suis.

 

J’entre dans le métro.
Trois stations plus loin, je réalise que je suis partie dans la mauvaise direction.
Je descends pour reprendre le métro dans l’autre sens.
Dans ma tête, tout est mélangé.

Et il y a pourtant une certitude, un mot : être dans son axe.

 

Pour la première fois, je me suis sentie concernée et dans une envie de tout changer.

C’est ce que j’ai fait.

Je me suis décidée à construire une vie qui me ressemblait.

Je ne savais pas encore comment. Mais je savais que ce que je m’imposais jusque là n’était pas ma vie.

Ma première décision concrète a été de renoncer à l’idée de travailler en entreprise dans ma spécialité ou d’enseigner, comme l’aurait voulu mon doctorat encore tout frais.

 

Ensuite, plusieurs moyens m’ont aidée à me remettre dans mes rails, à m’axer.

🎆  Me donner la priorité

J’ai commencé par considérer que ma vie professionnelle n’était pas ma première priorité.

C’était MOI, ma priorité.

Ainsi, l’idée selon laquelle je devais réussir, avoir un poste à responsabilité, avoir un bon salaire, devenir cadre… passait au second plan.

C’est la première chose que j’ai eu à payer : ne pas savoir où j’allais aller. Ne pas connaître (encore) la suite.

 

Je pense que pour se remettre dans son axe, il faut beaucoup de courage. Et la certitude que la vie vaut d’être vécue SI je suis bien dans ma vie.

J’ai aussitôt recueilli un premier bénéfice : ce choix a enlevé de mon quotidien le sentiment que les choses étaient difficiles et fatigantes.

Cette nouvelle énergie et ce que j’entreprenais chaque semaine, ont contribué à la guérison d’une partie de moi qui trouvait que vivre était en effet trop fatiguant.

J’avais certainement un fond dépressif, masqué par mon trop plein d’activités d’avant mes prises de conscience.

C’est comme ça que j’ai pu sortir du déni de la victime, rôle que je pouvais désormais reconnaître et rejeter à tout jamais.

🎆 Faire de nouvelles expériences

J’ai entamé de nombreuses démarches, à la recherche de ce que je voulais vraiment faire de ma vie.

Sur ce chemin, celui des petits pas, j’avais en tête le désir de développer mes talents et ma créativité.

J’étais aidée par Robin Norwood (Ces femmes qui aiment trop) et Julia Cameron (Libérez votre créativité).

C’est comme ça que j’ai trouvé des ateliers d’écriture, que j’ai pratiqué l’écriture quotidienne. J’ai pris des cours de danse du ventre, je suis retournée au théâtre, je me suis engagée dans la formation de jeunes adultes… Surtout : j’ai beaucoup lu !

🎆 Exprimer mes émotions

À 34 ans, je rentrais des États-Unis, et je me suis intéressée aux émotions de plus près.

C’est la chose la plus importante que j’ai faite, je pense, de tout mon développement personnel.

Grâce à la formation d’Aliette de Panafieu, et à son accompagnement, j’ai appris :

  • à exprimer mes émotions refoulées,
  • comment je fonctionnais,
  • quels étaient mes besoins et combien je devais les respecter.

 

C’était le début de ma nouvelle vie, dans mon axe.

Après une courte période, j’avais déjà gagné en puissance et en élan vital.

🎆 Me mettre en valeur et gagner en estime de moi

C’était tout d’un coup plus simple de guérir de la dépendance affective et de me donner la priorité.

Travailler mon estime de moi est devenu essentiel.

 

Juste avant de rencontrer celui qui est mon mari aujourd’hui, dans ma troupe de théâtre, j’avais entrepris différentes actions pour améliorer mon estime de moi. Je savais que c’était essentiel pour être bien dans ma vie.

C’est ainsi que j’ai décidé de regarder sur internet des vidéos qui parlaient de l’image.

Pour la première fois, j’ai entendu parler du relooking. Je ne savais pas qu’il existait des codes de couleurs selon lesquels mon visage pouvait s’illuminer ou bien pâlir.

Après toutes ces années à étudier la linguistique et le management de la qualité, arrivée à bac+8, j’étais complètement ignorante de tout ce qui concernait l’habillement ou tout ce qui pouvait valoriser mon image.
J’ai commencé par acheter tout simplement un livre à la Fnac.
Ensuite, j’ai trouvé un atelier de relooking sur Groupon !

Cela m’a permis de gagner en confiance et de commencer à m’intéresser à mon image.

🎆  Fini, le rôle de la petite fille

J’ai découvert, en lisant Femme désirée, femme désirante, qu’une partie de moi s’habillait en mettant en scène quelque chose de la petite fille que j’étais.

Et que me mettre en valeur signifiait aussi assumer que je puisse attirer l’attention, le regard des hommes en particulier !
Je me suis rendue compte que je m’habillais pour me cacher ou pour jouer un rôle, directement tiré des contes de fée.
Mes sandales de ballerine, mes couleurs rose bébé (qui conviendraient à certaines) cachaient ma puissance de femme adulte. Malgré mes 30 ans passés, je “jouais” un rôle de femme-enfant.

 

Se remettre dans son axe semble être une voie périlleuse…

En même temps, c’est le mode d’emploi pour être vivant.

Si tu as été éduquée comme moi, à chercher stabilité et confort comme synonyme de réussite, sache que tous ces désordres sont nécessaires pour être vraiment VIVANTE.

 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

One Comment

  1. Merci Luciane pour ton témoignage vrai et profond ! Oui, oser vivre sa vie est un plongeon vers l’inconnu, parfois dur de briser la croûte de nos habitudes et de notre confort, mais tellement plus vrai et grand une fois qu’on la brise pour éclore et s’accomplir !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.