Montre moi ta garde-robe, je te dirais si tu es prête

Les vêtements que tu as sur le dos sont
un indicateur précis
de ce que tu penses de toi et de ta vie.

Jennifer Baumgartner, You are What you Wear

J’avais 16 ans

Je (Luciane) travaillais à mi-temps comme hôtesse d’accueil pour une grosse entreprise au Brésil.

Je me souviens que chaque fois que l’ambiance devenait un peu difficile à supporter à la maison, je me faisais plus coquette pour aller au travail. Je mettais des boucles d’oreilles, des chaussures féminines, un maquillage complet au lieu de mettre juste un brillant à lèvres.

Malgré mon jeune âge, je sentais intuitivement que lorsque je prenais soin de mon apparence, je récoltais davantage d’attentions, de compliments et je me sentais tout de suite mieux !

On me regardait, je me sentais exister

Quand j’avais besoin d’attention, je m’habillais particulièrement bien.

Sans le savoir, je changeais ma manière de communiquer.

Au lieu de jouer la victime et de me négliger, ce qui était pourtant bien tentant, vues les tensions familiales, je prenais davantage soin de moi.

En changeant ma communication, j’agissais positivement sur les événements de ma journée.

Je récoltais souvent des marques d’attention et les employés célibataires que j’admirais secrètement me manquaient pas de me faire un compliment en passant devant mon bureau d’accueil !

Quand on parle de communication

On pense aux mots qui sont dits, parfois à ceux qui ne sont pas dits.

On oublie que l’on communique aussi nos sentiments et bien évidement l’image qu’on a de soi.

Comme le rappelle Jennifer Baumgartner, notre façon de nous habiller “dit” ce que nous pensons de notre vie.

Qui suis-je ?

Je signifie qui je suis par mon apparence et par ma manière de communiquer : choix du langage, choix des émotions.

Si mon visage est fermé, mon front plissé, j’ai beau dire que tout va bien, mon langage non verbal exprime avec bien plus de force le contraire.

Pour le coach Paulo Vieira, tu es ce que tu communiques.

Donc, pas besoin d’attendre un événement extérieur pour que tu puisses avoir un visage détendu et heureux, c’est ton choix d’expression qui doit changer.

En adoptant une expression souriante et aimante, je mets toutes les chances de mon côté pour que les événements extérieurs changent en ma faveur.

Ma tenue et ma posture influencent mon succès professionnel et personnel.

Je suis donc pleinement responsable ce que je vis

J’ai la maitrise des événements de ma journée. C’est juste impossible jouer à la victime avec un visage souriant et avec des cheveux soignés !

Je pense à une femme que j’ai accompagnée quelques temps. Elle avait plus l’habitude de voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein. Un jour, je la retrouve pour notre rendez-vous d’accompagnement. Je la regarde en souriant : elle venait de sortir de chez le coiffeur. Elle était ravissante.

Comme par magie, les mots habituels de plaintes et d’insatisfaction avaient disparus. Sans avoir besoin de parler, elle exprimait le plaisir de se sentir belle. Son estime d’elle était au top. Et moi-même, je ne pouvais pas rester sans lui dire combien sa coiffure lui allait bien.

Le ton de notre séance n’a eu rien à voir…

Eva est arrivée au Brésil il y a un an déjà

Au début, elle était un peu surprise de voir les brésiliennes aller toutes les semaines se faire faire les ongles et se faire coiffer.

Pour ce qui la concernait, elle se racontait des petites histoires, que peut-être toi aussi tu te racontes. Je vous les partage, avec sa permission :

  • Le verni, c’est trop toxique.
  • Plus tard, quand j’aurai plus d’argent, je referai ma garde-robe. Pour l’instant, je peux pas me permettre de trop dépenser pour des vêtements.
  • Les hommes ? Ils sont bien capables de voir mon charme au-delà de mon absence de maquillage.
  • Du rouge à lèvres rouge ? c’est too much.
  • Et puis de toute manière, je connais une femme, super féminine, elle ne se fait pas les sourcils et pourtant elle a beaucoup de charme.

Je pense à certaines femmes qui ne s’épilent pas le duvet de la bouche. On dirait qu’elles ne voient pas comment cela enlève une bonne part de leur charme et peut provoquer de l’urticaire chez certains hommes. Ce serait du déni ?

Eva a des traits de mannequin

Elle pouvait s’inspirer de top modèles et prendre avec elles la permission d’assumer sa taille et son allure. Son aveuglement était dans mal connaître ce qui pouvait la valoriser.

Je partage avec vous son histoire car il y a un avant et un après, une fois qu’elle s’est donné la permission de changer sa vision sur l’apparence et qu’elle s’est mise à s’intéresser au sujet avec Myriam Hoffmann. Petit à petit, je l’ai vue… :

  • se donner un budget vêtements et tout dépenser pour améliorer sa garde-robe
  • se faire faire des brushings,
  • se mettre du verni à ongles,
  • affiner ses sourcils,
  • se maquiller tous les jours,
  • se laisser influencer par le Brésil pour s’habiller parfois plus sexy 😉
  • garder les cheveux mi-longs, plus féminins et plus adaptés à son visage.

En prenant des femmes dont le style et la beauté l’inspirent, comme Gisele Bundchen, Claudia Schiffer, Adina Rivers… de nouvelles expériences sont arrivées d’elles-mêmes !

… Entendre de la part de sa mère : Tu es belle ! … pour la première fois depuis longtemps : elle venait de lui envoyer une photo, en sortant de chez le coiffeur.

… Se faire interviewer pour un journal local et faire un shooting par leur photographe attaché, à deux reprises !

 

Alors, je te demande, à toi Simone

  • Quelle est la petite histoire que tu te racontes pour ne pas prendre soin de ton apparence ?
  • Comment ça se fait, alors que tu dis que construire une vie à deux est la chose la plus importante de ta vie, que tu continues à vivre comme si l’homme que tu cherches va forcément être indifférent à ton apparence ?
  • Qu’est-ce qui te fait penser que c’est prétentieux, que c’est mauvais de se sentir belle ?

Ma petite histoire

À l’époque où je souffrais le plus de dépendance affective, dans ma garde-robe, il y avait le minimum vital pour vivre.

Je n’avais que des vêtements basiques et quand je faisais du shopping, je ne m’autorisais jamais d’extravagances. Je m’achetais des vêtements de qualité uniquement dans des boutiques de vêtements d’occasion.

Je me racontais cette petite histoire : j’étais étudiante, c’était normal de limiter les dépenses en la matière.

Mais en fait, c’est que je ne me donnais pas la permission de dépenser de l’argent pour moi. Mon estime de moi était vraiment très basse.

Je me comparais aussi avec une bonne copine, dont la dépendance affective à elle l’amenait à avoir des compulsions d’achat. Elle avait des vêtements qu’elle ne portait jamais, elle était en permanence endettée. Une garde-robe à craquer, mais rien qui ne lui allait.

L’une et l’autre avions une image de nous peu reluisante

Pour ce qui me concernait, je ne me donnais pas l’importance que je méritais, ni à moi ni à mon apparence. Et ma copine, elle avait beau avoir la permission d’acheter pour elle, elle n’avait pas celle de se mettre en valeur.

Pour aller plus loin, regardez ce film avec Cameron Diaz, In her shoes !

À ton tour

Et toi, comment tu choisis tes vêtements?

A quoi ressemble ta garde-robe ?

Quelle prise de conscience t’apporte cet article ?

Qu’est-ce que tu as le plus envie de changer ?

Quelle décision qui va changer ta vie prends-tu ?

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