Les pires erreurs éviter en début de relation

Avant ma rencontre avec Paul, mes histoires amoureuses ont été des apprentissages…

Et mon expérience d’accompagnement me donne d’être témoin très souvent de certaines conduites dangereuses de femmes que j’accompagne, qui risquent de les amener à une fin précoce de la relation.

Les histoires ci-dessous sont vraies. Des histoires similaires arrivent chez beaucoup d’entre vous.

Ne vous sentez pas visées si vous vous reconnaissez dans les erreurs décrites, c’est normal, ce sont des erreurs fréquentes.

Prenez plutôt ces histoires comme des leçons qui vont vous permettre de suivre un chemin  plus doux, en étant plus avisées.

J’ai avorté une histoire prometteuse

Marcel, je l’ai rencontré dans un cours de théâtre.

Il était très gentil, généreux, intelligent et doué pour les affaires. Il entrait dans la catégorie du gendre idéal. Quand je l’ai connu, il y avait plusieurs femmes qui lui couraient après.

Je l’ai trouvé très drôle. Je ne savais rien de sa vie professionnelle, ce qui m’a mise en confiance. Si j’avais su les responsabilités qu’il avait, ça m’aurait sûrement fait un peu peur.

Je voyais juste un gars très sympa, confiant, qui me faisait rire

Notre histoire a commencé par une invitation dans un restaurant parisien 5 étoiles.

Nous voilà dans le cadre superbe du Pershing Hall, entourés de murs végétaux exotiques. Champagne et fruits de mer.

J’étais impressionnée.

C’est suite à cette invitation que j’ai compris qu’il voulait plus qu’une simple amitié.

Nous avons commencé à sortir ensemble

Je pense sincèrement que notre histoire aurait pu durer si j’avais respecté la consigne de ne pas changer de casquette.

Donc, voilà l’erreur avec laquelle j’ai saboté notre histoire d’amour

C’était au restaurant. Il me demande de lui faire passer le test psychologique que j’utilisais avec enfants auprès desquels j’intervenais à cette époque (j’animais des ateliers de jeux de rôle).

Je lui fais passer le test, et dans ma logique de développement personnel, comme si de rien n’était, je commence à lui dire tous ses complexes d’infériorité, dont il n’avait probablement pas conscience et dont il avait peut-être honte.

Il n’a pas réagi. Il était seulement moins joueur et moins drôle que d’habitude.

Nous nous sommes encore un peu vus

Je suis partie en vacances et à mon retour, il a demandé d’arrêter la relation. J’ai voulu rattraper le coup, mais mon erreur avait été fatale. L’analyse que j’avais faite à la légère, comme je l’aurais faite pour aider une amie, l’avait probablement trop atteint.

Nous nous sommes revus un an plus tard, mais il n’était plus le même avec moi.

Maintenant, je vois combien j’ai été intrusive. Ce changement de casquette a fait avorter l’histoire.

J’ai manqué de discernement. J’ai trop parlé. J’ai manqué de distance.

Voilà un apprentissage à retenir…

Quand je commence une histoire, je reste à ma place d’amoureuse et je ne change de casquette sous aucun prétexte. Je ne serai ni psy, ni mère, ni conseillère, ni coach, ni sœur, ni guide spirituel.

Je me tais à chaque fois que j’ai la tentation de jouer un autre rôle, même si j’ai vu ma mère changer de rôle auprès de mon père des centaines de fois.

Je suis là pour vivre une histoire amoureuse où l’un et l’autre allons apprendre ensemble à nous aimer, nous respecter, nous attacher et à vivre une vie de couple respectueuse.

Brûler les étapes lui coûte l’histoire amoureuse de ses rêves

Trop beau et pourtant vrai

Simone commençait une histoire avec quelqu’un qui correspondait exactement à l’homme dont elle rêvait (oui, c’est possible).

Elle m’avait demandé de l’accompagner et elle avait pris du temps pour écrire la liste des caractéristiques de celui qui lui plaisait et qui lui convenait vraiment

Parfois, en l’entendant, je me disais intérieurement qu’il y avait un peu trop de critères à la “Hollywood”. Mais, comme je ne suis pas là pour éteindre le rêve de mes Simone et que j’ai pu vivre moi aussi des choses incroyables grâce à la reprogrammation, je me suis dit : “Si elle le veut vraiment, ça va marcher pour elle.”

Et c’est ce qui s’est passé ! Elle a trouvé un homme incroyable, d’une façon improbable, presque par hasard, un “ami” d’une “amie” sur les réseaux sociaux.

Leur histoire a commencé sur un ton très romantique. Il était très doué pour la plume et ils se sont écrit des mots doux et des citations littéraires. Passion de deux amoureux.

Ils habitaient loin l’un de l’autre, ce qui les a obligés à se déplacer et à voyager pour se voir.

Ils sont allés trop vite

Elle approchait de ses 40 ans, pourtant je lui ai proposé de choisir de prendre le temps de le connaître.

Mais elle a fait l’erreur fatale d’accélérer les choses. Ils avaient tellement rêvés l’un de l’autre, ils se correspondaient tellement bien qu’ils pensaient que ça suffirait pour construire leur couple.

Mais ils ont parlé trop tôt de leur histoire à leurs amis et à leurs familles d’origine.

Ils ont brûlé l’étape des 6 mois de délices, qui devait les protéger.

… Début des difficultés ! L’amour sauvage n’avait pas pu se fortifier entre eux.

Leur histoire amoureuse est devenue l’organisation d’un futur mariage, avec son lot d’intrusions pour Simone de la part de sa famille d’origine, et pour Marcel, de la part de ses amis qui lui faisaient des remarques.

… Ce qui était encore bien délicat, n’a pas pu résister aux tourbillons de l’amour domestique, et surtout à tous les aspects émotionnels, organisationnels et financiers du mariage.

Apprentissage

En début de relation, je suis dans une expérience amoureuse qui est vulnérable, comme l’est une jeune pousse qui vient de germer.

L’amour se construit et l’attachement ne peut se fortifier qu’avec le temps. Donc, si je veux faire alliance avec un homme et passer toute ma vie avec l’unique, j’ai besoin de vivre ce temps de 6 mois de délices où tout est gratuit, sans le poids de l’organisation de la vie domestique, des comptes à payer, des obligations avec les familles d’origine, etc.

Nous vivons le temps d’apprendre à nous connaître, ce qui va me garantir si cet homme, si bien à mes yeux, est capable d’attachement et s’il va vouloir embarquer avec moi pour la vie.

Ce temps marque le début de notre appartenance en tant que couple respectueux.

Donc, comme mon temps est précieux, je ne brûle pas les étapes. Je me donne le droit de vivre des temps de qualité, de lui proposer mon projet de vie commune, respectueux, de lui dire que j’ai des sentiments pour lui mais ce que je cherche, c’est d’aimer quelqu’un en vérité et cela demande du temps. Je vais lui dire que le flirt ne m’intéresse pas et je préfère prendre le temps d’apprendre à le connaître que de me presser et risquer de le regretter après.

Je lui laisse la possibilité de courir un peu après moi, en lui laissant la main pour m’appeler, pour prendre l’initiative d’un rendez-vous. Je le laisse venir. J’ai confiance en ma propre valeur et j’ai la certitude que le premier élan de notre histoire a aussi de la valeur à ses yeux.

Sois tranquille, ma chère Simone, s’il s’éloigne un peu, il reviendra vers toi !

Avant d’aimer, je me débarasse de ma dépendance affective

Cette autre Simone, j’ai pu l’accompagner quelques mois et, à mes yeux, ce qu’elle a fait est aussi une erreur fatale.

Elle travaillait sur elle et avançait à son rythme vers plus d’autonomie.

Elle faisait les exercices que je lui donnais pour devenir plus autonome et moins dépendante affective.

Elle avançait très bien et il me semblait qu’elle allait vite prête à être en couple… jusqu’au moment qu’elle a rencontré un homme à qui elle s’est intéressée.

Au début de leur histoire, elle était dans une forme de déni de son état émotionnel et de son incapacité à aimer encore vraiment un homme.

Petit à petit, elle a régressé

Les séances devenaient infructueuses.

Au lieu de parler d’elle et de ses vrais besoins, au lieu de travailler sur sa dépendance affective, notamment son manque d’estime d’elle-même, son incapacité à aimer et à se laisser aimer, elle parlait presque exclusivement de son amoureux. Elle me demandait comment elle devait se comporter avec lui, comme si je devenais sa love coach.

Son développement personnel n’était plus central. Comme si aimer sincèrement n’était plus le plus important. Elle voulait séduire cet homme.

Elle l’a embrassé très tôt

Et comme je le craignais, elle a commencé une histoire amoureuse artificielle. Elle n’avait pas encore véritablement de sentiments pour lui. Elle était heureuse d’être en couple avec lui. Et lui, de son côté, ne savait pas où il en était par rapport à elle. Au début, cela lui faisait plaisir d’être avec elle, puis progressivement, il s’est senti dans un décalage et s’est désisté. Elle a continué à lui courir après, mais sans succès.

Apprentissage

Savoir comment il faut faire, trouver des réponses de love coaching : “dites ceci, ne dites pas cela, répondez ceci ou cela à ses textos… tout cela peut être utile, mais uniquement quand on est vraiment amoureuse !

Quand on est encore dépendante affective, on va se retrouver dans une vie à deux, pleine de pièges :

  • le piège des attentes,
  • le piège du jeu psychologique (sauveteur, bourreau, victime),  
  • le piège de s’accrocher et vouloir plaire, le piège de se perdre et de ne plus savoir ce que je veux,
  • le piège de l’obsession affective,
  • le mal au ventre,
  • le « je ne sais pas si je dois rappeler ou pas »,
  • les pièges liés à mon incapacité d’aimer vraiment, de me laisser aimer, et de me protéger pour avoir une juste distance.

Le mieux, quand je sais que je suis encore dans beaucoup de dépendance, c’est :

  • de travailler mon estime de moi,
  • nourrir mes pensées positives,
  • renoncer à contrôler les autres,
  • me donner la priorité,
  • et soigner mes relations.

Si je suis vraiment en difficulté avec ma dépendance, je prends rendez-vous pour faire un point et commencer un travail sur moi uniquement pour ça.

Vouloir juste séduire l’autre et ne pas changer profondément serait un suicide amoureux. Amour et dépendance ne sont pas compatibles.

Elle jetait du froid dans leur histoire par son silence  ̶a̶m̶o̶u̶r̶e̶u̶x̶

J’ai accompagné cette Simone qui était en début de relation, et les choses se passaient très bien.

Ils avait été tous les deux déjà mariés et ils voulait vivre une nouvelle aventure amoureuse.

Ils se sentaient très attirés l’un par l’autre, mais ils se disputaient souvent pour des broutilles. Lui se plaignait souvent de son manque de disponibilité. Il lui envoyait des mots doux et elle prenait trop de temps pour lui répondre.

Ces disputes auraient pu s’évanouir tout simplement avec le respect de la consigne de ne pas faire de débat avec son amoureux.

Je lui ai donné les ingrédients pour réussir la rencontre amoureuse :

  • respecter le silence amoureux,
  • vivre davantage une qualité de présence,
  • écouter ses besoins émotionnels à elle,
  • être attentive à toujours vibrer ensemble,
  • soigner leurs rencontres, en étant attentive à ce qu’ils allaient manger ensemble, à la chaleur du lieu, au bien-être de l’autre, etc.

Un silence froid

Quelque temps plus tard, je reviens vers elle pour savoir comment ça se passait. Elle me dit que les choses ne s’étaient pas tellement améliorées…

Je commençais à avoir quelques doutes sur la façon dont elle avait appliqué mes consignes ! Je continue à l’écouter et je finis par découvrir qu’elle avait réduit le silence amoureux à une forme de bouderie. Elle ne parlait plus avec lui quand ils se voyaient, mais ce silence n’était habité par aucun des langages de l’amour ! C’était un silence froid.

Apprentissage

Si je ne dis rien, et qu’en même temps, je bouillonne intérieurement, l’autre ressent que je ne suis pas très bien. Si je suis en colère, même si je n’en dis rien, l’autre ressent toute ma passivité agressive. Je suis dans une posture qui n’a rien à voir avec l’accueil de l’autre. “Malgré” moi, je transmets mes pensées négatives, elles se dégagent de moi.

Donc, si je veux vivre une qualité de présence, je dois en payer le prix : prendre la responsabilité de ce que je ressens. Autrement, je fais peser sur l’autre ma colère, ma tristesse ou toute autre émotion que j’éprouve.

Quand je retrouve mon amoureux, je me mets dans une disposition intérieure aimante, avec une forme de gratitude, de joie. Et si ce n’est pas ma “mood” du jour, j’évite de le voir.

Si je décide de le retrouver, je mets alors toute mon énergie pour éviter les débats et le risque de vouloir avoir raison.

À ton tour

Pour chacune de ces histoires, tu peux faire une prise de conscience qui pourra te conduire à une meilleure maturité affective et être enfin prête.

Je te propose de t’interroger :

  • Quelles prises de conscience t’apportent ces histoires ?
  • Qu’est-ce qui va se passer pour toi si tu continues à agir de la sorte ?
  • Qu’est-ce que tu as le plus envie de changer ?
  • Quelle décision qui va changer ta vie prends-tu ?

 

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